
« Nous mobilisons des avions militaires A400M » pour sortir des Français d’Israël, a déclaré Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, ce dimanche. Alors que la guerre entre l’État hébreu et l’Iran fait rage depuis bientôt dix jours, Paris mobilise sa flotte militaire. Ces vols s’effectueront « sous réserve de l’autorisation israélienne » et s’ajouteront aux vols civils affrétés au départ d’Amman, ont-ils précisé alors que des négociations sont toujours en cours avec les autorités israéliennes.
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Si le Quai d’Orsay, par la voix du ministre, annonce plusieurs avions militaires, un officier français indique au JDD « qu’un seul aéronef A400M est pour l’instant mobilisé, mais qu’il pourrait effectuer de nombreuses rotations », alors que l’engin, parti d’Orléans, a atterri lundi matin à Chypre. Cependant, Balard se dit en « ordre de bataille » et « étudie les opportunités en fonction de la nécessité et de l’urgence » pour augmenter son dispositif à plusieurs avions, pendant que la France compte 250 000 ressortissants en Israël, dont 100 000 enregistrés sur les listes consulaires.
L’avion de type A400M a, en octobre dernier, réalisé une mission d’évacuation de ressortissants français depuis le Liban. À l’époque, l’appareil militaire, capable de transporter du fret et plus d’une centaine de passagers, avait atterri à Paris avec plus de 60 personnes candidates au départ. « C’est un outil capable de transporter plus de 100 personnes, et il est aussi capable de se poser partout si jamais l’aéroport venait à être endommagé ou avec une piste raccourcie », explique un gradé.
Le nombre de ressortissants à évacuer est encore inconnu
À l’heure actuelle, ni le ministère des Armées, ni même le Quai d’Orsay ne savent précisément combien de personnes souhaitent regagner le territoire français, ce qui explique qu’un seul avion soit pour le moment prêt à faire la liaison entre Chypre et l’aéroport Ben Gourion, en Israël. « C’est difficile à juger, nous invitons tous nos ressortissants à consulter les sites internet des consulats de Jérusalem et de Tel-Aviv », détaille le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Christophe Lemoine.
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