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Iran, Syrie, Algérie… Les réseaux troubles de Rima Hassan



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25 Juin 2025
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Iran, Syrie, Algérie… Les réseaux troubles de Rima Hassan
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Pourquoi s’intéresser à Rima Hassan ? Parce qu’elle symbolise une mue politique : celle d’une gauche radicale qui, portée par une rhétorique post-coloniale, se projette désormais dans un nouveau champ d’influence, à la croisée de causes identitaires et de réseaux étrangers dont les intérêts ambigus n’indignent que trop peu. Rima Hassan incarne cette transformation : stratège et offensive, elle a su faire de LFI le porte-voix d’un électorat mobilisé autour de la cause palestinienne. Son chef, Jean-Luc Mélenchon, l’adoube, l’érige au rang de figure héroïque et semble déjà annoncer qu’elle lui succédera « à sa manière ».

Mais, au fond, pourquoi donne-t-elle l’impression de n’être qu’une coquille vide, sauf lorsqu’il s’agit d’évoquer le drame de Gaza, seul sujet à susciter chez elle une indignation légitime, mais exclusive ? Pourquoi ce prisme unique, obsessionnel, alors même qu’elle n’a jamais mis les pieds en Palestine ? Rima Hassan affirme s’engager pour la justice.

Mais certaines de ses manœuvres brouillent son message. Par exemple, avec ses collègues de LFI, elle a voté contre une résolution du Parlement européen appelant à la libération de l’écrivain Boualem Sansal, emprisonné en Algérie. Elle soutient par ailleurs la position du régime algérien dans le conflit du Sahara occidental. Peut-on vraiment écarter l’hypothèse d’une affinité idéologique avec les généraux d’Alger ?

Jouer sur la corde sensible

Son discours s’aligne sur un récit post-colonial assumé, dans lequel la Palestine devient une métaphore de l’Algérie française. « Rima Hassan joue sur la corde sensible coloniale, comme si la Palestine était l’Algérie française », observe l’historien Georges Bensoussan. Un parallèle que certains trouvent inquiétant. Le politologue Gilles Kepel souligne une incohérence : « Il est paradoxal que ceux qui composent un mouvement politique se réclamant du Sud global ne semblent pas désireux de faire la différence entre les autocraties militaires et les sociétés civiles. »

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Les relations entre LFI et le régime des généraux algériens méritent donc d’être observées de plus près. D’autant que Rima Hassan ne cache pas son alignement sur les positions algériennes, reprenant parfois à la lettre les éléments de langage diplomatiques d’Alger, en particulier depuis la chute de Bachar al-Assad. Le journaliste Paul Amar y voit un glissement idéologique qui s’inscrit dans un mouvement plus large : « Une délégation iranienne s’est récemment rendue à Alger pour établir une coordination visant à déstabiliser les démocraties occidentales. »

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Dans les couloirs du Parlement européen à Strasbourg, des diplomates algériens distribuent leurs éléments de langage et mènent un lobbying intensif. Lors du vote sur Boualem Sansal, ils ont activement tenté de faire capoter la résolution. « La vérité, selon l’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy, c’est qu’elle a non seulement voté contre ce texte, mais qu’elle a aussi déposé des amendements qui m’ont stupéfié : des amendements qui reprenaient littéralement les éléments de langage du régime algérien. » En se calquant sur cette rhétorique, elle adopte une position frontalement opposée à celle de la diplomatie française, préférant celle d’un régime autoritaire. Pour une députée élue et rémunérée par les Français, ce positionnement interroge.

Si elle se dit franco-palestinienne, elle est née en Syrie d’un père syrien qui a grandi dans un milieu modeste et d’une mère issue de la bourgeoisie d’Alep. Une union mal acceptée à l’époque par la famille maternelle, mais qui tiendra bon. Rima est donc porteuse d’un héritage : son père a intégré l’armée syrienne et servi dans les rangs du régime de Bachar al-Assad. Un régime qui, avec l’appui logistique du Hezbollah libanais sur ordre de Téhéran, a massacré plus de 500 000 Syriens. Cette mémoire familiale pourrait justifier une forme de désinhibition politique. « Ce que l’on ne veut pas dire, c’est que Rima Hassan était une agente de la Syrie au temps du régime de Bachar al-Assad », affirme encore Paul Amar.

Dans les coulisses du Parlement européen, les diplomates algériens mènent un lobbying intensif

Un exemple pour étayer cette hypothèse : en janvier 2024, elle se rend dans la Syrie d’Assad, dans le camp de Neirab, le quartier de son enfance en banlieue d’Alep. Un voyage qui a soulevé de nombreuses questions. Alors que l’accès au territoire syrien est interdit à la plupart des citoyens français sans lien direct avec le régime, son déplacement s’est effectué sans encombre.

Sur ses réseaux sociaux, elle poste des stories bien léchées, qui ressemblent à des cartes postales. Pour Firas Kontar, activiste franco-syrien, cette visite tient de la propagande douce : « En image, voici la nouvelle égérie palestinienne en pleine promotion de la Syrie d’Assad dans un post Instagram à la manière d’une influenceuse de voyage. » Plus encore, son silence sur le massacre de Yarmouk, perpétré par le régime syrien en 2013 contre les réfugiés palestiniens près de Damas, dérange. Des milliers de victimes, et aucune mention. Et si ce silence disait en creux bien plus qu’il ne tait ?

Une galaxie d’influence pro-iranienne

Le 1er juin, Rima Hassan embarque sur une « flottille » en route pour Gaza. Officiellement, il s’agit d’une opération humanitaire. Mais à bord, les profils qui l’entourent interrogent. Parmi eux : Thiago Avila, militant brésilien proche du Hezbollah libanais et de la République islamique d’Iran. À ses côtés, Omar Faiad, journaliste franco-égyptien basé en France, travaillant pour la chaîne Al Jazeera en arabe, et défenseur assumé des Frères musulmans.

Al Jazeera, faut-il le rappeler, avait présenté Oussama Ben Laden comme un héros dans les jours qui ont suivi les attentats du 11-Septembre. En 2017, Omar Faiad aurait tenu ces propos, rapportés par le journaliste Omar Youssef Souleimane : « Pourquoi ne pas assiéger tous ensemble les sionistes, comme un seul homme, afin que leur sang se disperse parmi les assiégeants ? Les Arabes les entourent de tous côtés, mais ils ne passent pas à l’action… Étonnant. »

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Ce n’est pas tout. Le navire en question, officiellement affrété dans le cadre d’une opération humanitaire, est organisé par Zaher Birawi. Ce dernier est présenté comme un haut responsable du Hamas et un proche d’Ismaël Haniyeh, chef défunt de l’organisation terroriste. Il est également cofondateur de la Coalition pour la flottille de la liberté. Selon les autorités israéliennes, Birawi est fiché depuis 2013 comme agent du Hamas en Europe. L’association qu’il dirige au Royaume-Uni, EuroPal Forum, est classée comme organisation terroriste par l’État d’Israël depuis 2021.

Ce n’est pas tout. Zaher Birawi a été nommément visé par le député travailliste Christian Wakeford devant la Chambre des communes, quelques jours après les attaques du 7 octobre 2023. « Il est répertorié comme administrateur d’une organisation caritative enregistrée au Royaume-Uni, Education Aid for Palestinians, et une vidéo accessible au public le montre en train d’organiser un événement à Londres en 2019 intitulé ‘‘Comprendre le Hamas’’ », avait déclaré le parlementaire britannique.

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Ainsi, à chaque étape, ce même constat : autour de Rima Hassan, on retrouve systématiquement des personnalités directement liées à des structures d’influence iraniennes. Des cercles où se croisent figures liées au Hezbollah, au Hamas ou au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Or non seulement ces trois organisations sont considérées comme terroristes, mais elles ont aussi en commun d’être financées par Téhéran.

Parmi l’entourage de l’eurodéputée, un autre nom revient, celui de Shahin Hazamy, influenceur franco-iranien proche du Hezbollah, arrêté le 22 avril dernier et jugé pour apologie du terrorisme après avoir justifié les massacres du 7-Octobre. Il est lié à la Force Al-Qods, et a séjourné à Qom, ville sainte iranienne et centre de formation des agents étrangers des Gardiens de la révolution islamique. Il s’est aussi affiché aux obsèques d’Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, au côté de Thiago Avila – celui-là même qui accompagnait Rima Hassan à bord de la flottille – et qui a d’ailleurs qualifié le chef terroriste de « saint martyr et leader bien-aimé, exemple vivant de sacrifice ».

Des combattants financés par Téhéran

Ce n’est pas le genre d’endroit où l’on entre sans montrer patte blanche… Ses accointances vont plus loin : Rima Hassan est intervenue dans des conférences avec Salah Hamouri, accusé par Israël de liens avec le FPLP. Hamouri avait été emprisonné par l’État hébreu entre 2005 et 2011 pour sa participation à la tentative d’assassinat d’Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d’Israël et fondateur du parti ultra-orthodoxe Shass, avant d’être libéré en 2011 dans le cadre d’un échange de prisonniers ayant permis la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit.

On retrouve systématiquement des personnalités liées à des structures d’influence iraniennes

Pour Emmanuel Razavi, grand reporter et auteur de La Face cachée des mollahs (Cerf), il ne fait aucun doute que Rima Hassan gravite dans une galaxie d’influence étrangère, en l’occurrence pro-iranienne. Est-elle rémunérée ? « C’est possible. Mais l’Iran fait souvent payer via des pays intermédiaires. Les services secrets iraniens ont des accords avec d’autres services, il y a des échanges de bons procédés avec d’autres pays arabes », analyse le journaliste.

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Depuis 1984, la République islamique d’Iran a déployé à travers ses ambassades une politique d’infiltration méthodique et a pénétré toutes les couches de la société. Les agents sont parfois journalistes, universitaires, responsables associatifs. Paris est un nœud stratégique, selon Razavi. Depuis les attaques israéliennes sur le territoire iranien, Téhéran a activé ses relais pour diffuser un argumentaire dans toutes les capitales occidentales.

Dans ce contexte, une question se pose : comment une eurodéputée française peut-elle se retrouver à bord d’un bateau en compagnie de relais du Hezbollah ? Pourquoi ses prises de parole reprennent-elles systématiquement les arguments d’Alger, de Damas ou de Téhéran ? Peut-on vraiment représenter la République française sans qu’un minimum de loyauté ne soit exigée ? « Elle devra répondre de ses relations avec des personnes liées à des organisations classées comme terroristes, elles-mêmes proxys de la République islamique d’Iran, dont les combattants sont financés et encadrés par Téhéran », conclut Emmanuel Razavi. Les soupçons d’influence ne sont plus de l’ordre de la spéculation : ils deviennent concrets. Jusqu’où laissera-t-on faire ?

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