
Dans cette fin de règne qui s’étire dans l’impuissance, Emmanuel Macron accumule, avec constance, faux pas, volte-face et humiliations sur la scène internationale. Son « en même temps » appliqué à la diplomatie aura ruiné la crédibilité, l’influence et la parole de la France. Ce qui frappe n’est plus l’erreur isolée, mais la constance dans l’incohérence : Ukraine, Gaza, Iran… Partout où il s’est cru stratège, le président de la République n’aura été qu’un figurant, contredit, ignoré puis contourné. Le triste ballet du « en même temps » appliqué à la guerre est une faillite absolue.
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En 2022, face à l’invasion de l’Ukraine, il se rêvait médiateur de Poutine tout en promettant des armes à Kiev. Ses hésitations, ses revirements et son inaction initiale ont été si flagrants qu’un mot humiliant est né en Ukraine : « macroner », pour désigner l’art de s’émouvoir sans agir. Après le massacre du 7 octobre 2023, il a voulu incarner la fermeté contre le terrorisme avant de renier sa propre ligne : un jour chef de coalition internationale contre le Hamas, le lendemain procureur anti-israélien, allant jusqu’à refuser de marcher à Paris pour nos compatriotes assassinés. Résultat : une parole brouillée, un message inaudible, un Hamas relativisé et un État hébreu ulcéré. Partout, la France a perdu pied et sa crédibilité.
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L’Otan d’abord jugée en « mort cérébrale » avant d’être encensée. Le Maroc lâché au profit de l’Algérie, puis courtisé. Le Liban promis à l’aide, puis oublié. La Syrie combattue sous Assad puis soutenue sous les islamistes. L’influence française en Afrique réduite à néant, chassée par les juntes soutenues par Moscou. Partout, la voix de la France s’est tue. Le naufrage diplomatique est total. Il culmine dans la réforme absurde du Quai d’Orsay, qui a liquidé un corps diplomatique prestigieux pour le remplacer par des « managers » interchangeables et sans doctrine. Un pays sans diplomates est nu.
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Partout, la France a perdu pied et sa crédibilité
La récente crise iranienne n’a fait que confirmer la ruine de notre influence. Après avoir condamné les frappes iraniennes contre Israël et promis de soutenir notre allié, Emmanuel Macron s’est lancé dans une nouvelle valse virevoltante, multipliant les appels contradictoires à la désescalade sans jamais choisir son camp.
Au G7, il a voulu jouer les faiseurs de paix entre Trump et Téhéran. Résultat : il n’a récolté qu’une gifle publique, une humiliation de plus infligée à la France par notre plus vieil allié, l’accusant de ne jamais rien comprendre. Même Jacques Chirac, pourtant en désaccord total avec George W. Bush, n’avait jamais été traité ainsi. Mais un tel recul n’est pas un accident de parcours : c’est le fruit d’un pouvoir sans doctrine, sans fidélité, sans colonne vertébrale.
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Quand Jean-Luc Mélenchon choisit toujours la dictature islamiste, Emmanuel Macron, lui, ne choisit jamais. Il dialogue avec une théocratie islamiste tout en feignant de défendre Israël. Il met sur le même plan une démocratie assiégée et la pire dictature de la planète. Il se rêve en Mandela en agissant comme Daladier.
En vérité, c’est un va-tout désespéré que joue le président. Affaibli par ses échecs électoraux et impuissant sur le front intérieur, il tente désespérément de sauver un double quinquennat désastreux en s’inventant un destin de prix Nobel de la paix. Mais pendant qu’Israël et les États-Unis anéantissent les réseaux terroristes islamistes du Hamas, du Hezbollah et le programme nucléaire iranien qui menace le monde, le Président de la République ne pense rien et danse tel un somnambule.
Pendant ce temps, l’Allemagne de Merz et l’Italie de Meloni, pourtant à la tête de nations défaites en 1945 et affaiblies dans l’ordre mondial, sont en passe aujourd’hui de remplacer la France comme grande voix diplomatique de l’Europe. Sans puissance nucléaire, sans siège au Conseil de sécurité des Nations unies. Mais armés de leur cohérence doctrinale, de leur sérieux, du respect de leur parole et de leurs alliés. Face à ce désastre, les ministres et parlementaires de droite qui ont rallié Emmanuel Macron partagent sa responsabilité. Leur silence est une complicité. Leur inaction une faute. En diplomatie comme en politique intérieure, il ne restera plus rien de ce pouvoir sinon la gesticulation et l’échec.
La diplomatie française mérite mieux qu’un mortel « en même temps »
Il est temps de restaurer la voix de la France, d’assumer à nouveau une doctrine, une fidélité à nos alliés, une clarté face aux États terroristes qui nous menacent. La diplomatie française, forgée par Talleyrand, Chateaubriand, Poincaré, Schuman et Couve de Murville, mérite mieux qu’un mortel « en même temps ». Ce que des siècles ont bâti, un président sans vision l’a ruiné en quelques années. Il faudra un immense sursaut national pour reconstruire notre rang. En 2027, la France n’aura plus le droit à l’erreur. Elle devra choisir la plus grande alternance de son temps depuis 1958 : à droite, et dans l’union.
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