
Selon une information de Lyon Capitale, la Ville de Lyon s’apprête à voter ce jeudi 26 juin une subvention de 50 000 € à l’UNRWA, l’agence onusienne chargée de l’aide aux réfugiés palestiniens. Une décision que la majorité municipale présente comme un acte de solidarité humanitaire, mais qui suscite une vive contestation de la part du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Auvergne-Rhône-Alpes.
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Dans une lettre adressée au maire écologiste Grégory Doucet, le président de l’antenne locale, Richard Zelmati, appelle à « ajourner cette délibération », dénonçant « le financement d’une agence douteuse » et une démarche qui « fracture la cohésion républicaine locale ».
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Dans la délibération consultée par Lyon Capitale, la mairie lyonnaise justifie ce soutien par la gravité de la crise humanitaire dans la bande de Gaza. L’Unicef estime qu’au 12 juin, environ 40 000 personnes – dont plus de 15 000 enfants et 10 000 femmes – ont été tuées dans les bombardements. L’ONU affirme par ailleurs que « 100 % de la population » est désormais menacée de famine.
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La Ville a attribué deux aides de 50 000 € chacune
La subvention versée à l’UNRWA s’inscrit dans une continuité : depuis novembre 2023, la Ville a déjà attribué deux aides de 50 000 euros chacune, d’abord à la Croix-Rouge, puis à Médecins du Monde, pour le déploiement de centres de santé à Gaza.
L’UNRWA reste toutefois une organisation contestée. Israël accuse certains de ses employés d’avoir participé à l’attaque du 7 octobre. L’ONU a depuis licencié neuf personnes « suspectées » d’implication, tandis qu’une quinzaine de pays avaient suspendu temporairement leur financement. La France, elle, a confirmé son soutien, en versant 30 millions d’euros à l’agence onusienne en 2024.
À Marseille, une subvention similaire de 80 000 euros avait d’abord été gelée, avant d’être finalement débloquée. À Lyon, le Crif reproche à la mairie une série de prises de position qu’il juge « unilatérales » : condamnation d’Israël, appel à la reconnaissance de l’État palestinien, tribune dans L’Humanité et, tout récemment, affichage d’un message demandant un cessez-le-feu sur les grilles de l’Hôtel de Ville.
« Comment ne pas voir que cette subvention n’est pas neutre ? », dénonce encore l’organisation, en évoquant un « détournement des missions d’un conseil municipal » et en appelant au « devoir républicain » et à la « rigueur morale ».
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