
Quelques mois après avoir été interpellé en pleine transaction de drogue dans le métro parisien, Andy Kerbrat, député LFI de Loire-Atlantique, a repris ce vendredi 11 juillet sa place sur les bancs de l’Assemblée nationale. Invité de RTL pour sa première interview radio depuis l’affaire, l’élu a raconté son parcours de reconstruction, entamé dans une unité spécialisée de l’hôpital public de Nantes. « Maintenant, j’ai une force », a-t-il assuré, se disant « abstinent » après deux mois de cure et un suivi régulier par un addictologue et un psychiatre.
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Le député insoumis a expliqué avoir longtemps été « engoncé dans [son] addiction » à la 3-MMC, une drogue de synthèse. Un usage qu’il relie à un traumatisme ancien – un viol qu’il aurait subi durant l’enfance. La mort de sa mère en 2022 aurait ravivé ces blessures. « Tout ça m’a explosé à la gueule, a-t-il expliqué. Le seul moyen que j’avais pour faire taire cette souffrance, c’était cette mauvaise solution. »
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Une mauvaise solution qu’il n’aurait pas encore tout à fait réglée,d’après des informations de Mediapart. En mai, le député de La France insoumise (LFI) n’avait toujours pas fini de rembourser les sommes qu’il doit à l’Assemblée nationale après avoir puisé dans son compte d’avances de frais de mandat pour s’acheter de la drogue, selon le média d’investigation.
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Bien qu’il ait « pensé » à la démission, Andy Kerbrat a finalement choisi de poursuivre son mandat pour « porter la dignité des personnes comme [lui] ». À l’Assemblée, il entend s’engager pour une politique de santé publique à destination des personnes addict. Il plaide notamment pour la « dépénalisation médicale » de certaines substances.
« On met des amendes pour régler les problèmes de drogue, mais on n’accompagne pas les gens vers la sortie », regrette-t-il. Il a aussi évoqué le mineur qui lui a vendu la drogue lors de sa rechute : « Ce mineur, c’est toute ma souffrance. La victime dans cette affaire, ce n’est pas moi, c’est lui. »
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Son retour intervient alors que le Conseil constitutionnel a annoncé, ce même jour, l’invalidation de trois députés, dont les comptes de campagne ont été rejetés. Jean Laussucq (Renaissance), Stéphane Vojetta (divers centre) et Brigitte Barèges (LR) sont déclarés inéligibles pendant un an et démis d’office de leur mandat. Des législatives partielles auront lieu dans les semaines à venir.
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