
La peine capitale. Voilà ce que réclame Mounia Merzouk pour Florian M., qui a tué son fils Nahel après un refus d’obtempérer en juin 2023 à Nanterre. « Je souhaite de tout mon cœur qu’au moins un policier prenne la peine de mort », a-t-elle lancé ce samedi 12 juillet lors d’une marche en mémoire d’Adama Traoré – lui aussi décédé dans une course-poursuite avec les forces de l’ordre. « Ça n’existera pas ici, a-t-elle regretté. Mais qu’il prenne au moins la plus grande peine qu’il peut avoir. Au moins, on aura une justice pour tous ces jeunes, pour mon fils. Il faut que ces policiers soient punis. »
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Sous le regard attendri de la sœur d’Adama, Assa, Mounia Merzouk a profité de cette occasion pour affirmer qu’elle avait « très bien éduqué » son fils. « Il aidait les mamans à porter les courses pour les emmener jusqu’à chez elles. […] Je l’ai rendu homme jusqu’à ses 17 ans, jusqu’à ce qu’il (le policier, NDLR) enlève la vie de mon fils. »
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Le policier auteur du tir qui a tué Nahel sera jugé pour meurtre. « Sous réserve » de recours, un procès pourrait se tenir devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine au 2ᵉ ou au 3ᵉ trimestre 2026, a précisé le tribunal début juin. Dans leur ordonnance de mise en accusation, les juges reconnaissent que « l’intention homicide » ne repose pas sur une preuve directe mais sur une « présomption de faits » : l’usage d’une arme à feu létale, à bout portant et en direction du thorax de la victime. L’enquête avait pourtant établi que le policier visait à l’origine beaucoup plus bas, dans une zone non vitale, et que son tir avait été dévié par le redémarrage volontaire de la voiture.
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De son côté, le policier a toujours récusé cette intention de tuer. En revanche, il assume un « tir légitime » face à ce bolide dont le conducteur tentait d’échapper au contrôle et qui présentait un danger pour lui, son collègue ainsi que les passants – certains d’entre eux avaient dû courir pour éviter sa trajectoire, lors de la course-poursuite qui a précédé le tir. S’il ne risque pas la peine de mort pour ce tir, Florian M. encourt 30 ans de réclusion criminelle.
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