
Avec le retour de l’été et des baignades, le débat sur le port du burkini refait inévitablement surface… Alors que la mairie de Carry-le-Rouet, dans les Bouches-du-Rhône, avait décidé d’interdire officiellement le maillot de bain islamique sur ses plages, le tribunal administratif de Marseille, qui a été saisi par la Ligue des droits de l’Homme, a suspendu l’arrêté anti-burkini, relaie CNews. Le motif : « Atteinte grave aux libertés fondamentales. »
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La justice a en effet estime que l’article 8 de l’arrêté de la municipalité aurait « porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir et la liberté personnelle ». La commune de Carry-le-Rouet est ainsi condamnée à verser 1 500 euros à la Ligue des droits de l’Homme (LDH).
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L’année dernière, la municipalité avait pris cet arrêté pour empêcher « l’accès à l’eau et la baignade en tenue vestimentaire de ville », à savoir « le foulard, l’écharpe ou tout vêtement ample » mais également « tous vêtements de bain couvrant la totalité du corps, des bras, des jambes et de la tête ne permettant pas une flottabilité positive ».
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La mairie avait estimé que ce type de vêtements mettaient à mal une éventuelle « opération de secours ou d’extraction de la personne par les sauveteurs », appelant à « éviter toute augmentation du risque de mise en danger de la personne et des sauveteurs ». Le 2 juillet dernier, une femme vêtue d’un burkini a été expulsée d’une plage par la police municipale à Carry-le-Rouet.
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