Comme un pro ! Le cyclisme est l’un des rares sports que l’on peut pratiquer librement sur le même terrain que ses idoles, et depuis 1993, l’Étape du Tour accentue le mimétisme en proposant chaque année de courir en montagne dans des conditions similaires à celles des professionnels : routes fermées, encouragements du public, ravitaillements…
Les dossards s’arrachent et ils sont 16 000 à avoir décroché le sésame cette année, pour tenter de relier Albertville à La Plagne dans les – larges – délais, sur le parcours de l’étape prévue vendredi prochain. Les courageux qui s’élancent pour 131 km et 4 500 mètres de dénivelé positif ont de 16 à 80 ans, sont néophytes pour près de la moitié d’entre eux, et un quart viennent de l’étranger, les Anglais étant les plus représentés.
Derrière le même défi partagé, des motivations variées : pour Alexandre Allain, atteint de mucoviscidose, s’aligner aux côtés d’Antoine Mugniot, le chirurgien qui l’a greffé des deux poumons il y a huit ans, est déjà une victoire. Pour Thomas, 28 ans, kiné dans les Yvelines, l’objectif est assumé : « Finir devant mon père et mon frère ! Voire mon oncle, dans l’idéal. Et profiter un maximum des paysages, quand même ! »
« C’est le Graal, une expérience unique pour tout fan de cyclisme »
Il s’entraîne parfois avec Guillaume, 43 ans, qui vient de remporter l’ultra-trail de l’Aquaterra, à Bort-les-Orgues (Corrèze), dimanche dernier, et prépare la mythique Diagonale des fous à La Réunion cet automne : « C’est une première, je viens pour le volume d’entraînement, mais je me connais, une fois lancé… On verra, en tout cas, j’espère vivre un bon moment. Ce sera sympa aussi de voir ensuite les pros sur le même parcours vendredi, ça me rappellera mon expérience du “Marathon pour tous” aux JO l’an dernier ! »
Troisième participation pour Mathieu, ingénieur alsacien : « On vient à huit, mais ce sera chacun sa course : je me suis fait un plan détaillé, avec les temps de chaque ascension… C’est simple, il n’y a presque pas de vallées. Objectif : 5 h 55 ! » François, deux Étapes du Tour terminées, préférait depuis s’aligner sur d’autres cyclosportives et s’était dit qu’on ne l’y reprendrait plus, un peu rebuté par le prix du dossard et la logistique…
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Cette année, même si les cols à gravir ne sont pas les plus légendaires – la beauté du Beaufortain compensera ! –, il a décidé de replonger, pour accompagner son petit frère qui s’est mis au vélo : « C’est le Graal, l’Étape du Tour ! C’est incroyablement bien “marketé” et organisé, et ça reste une expérience unique pour tout fan de cyclisme ! On est prêts, j’ai bien briefé mon frère, la peur de la fringale a disparu ! On s’est mis d’accord, l’objectif est de tout faire ensemble afin de passer la ligne tous les deux, et on a hâte ! »
Pour tous les cyclos, qu’ils aient pour objectif de terminer ou de briller, les départs qui s’échelonnent de 7 à 9 heures sonneront l’heure du petit frisson… en attendant le grand à l’arrivée !
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