
Le duo Macron/Bayrou entre dans l’Histoire du baromètre IFOP/JDD en devenant, en ce mois de juillet, le couple exécutif le plus impopulaire de la Ve République. Certes, François Hollande reste le président le plus rejeté, avec 13 % de satisfaits à l’automne 2014, mais à l’époque Manuel Valls, Premier ministre, était crédité d’un taux de 38 %. Additionnés, leur score atteignait la cote de 51 points. Emmanuel Macron avec 19 % de satisfaits et François Bayrou 18 %, plafonnent à 37.
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Jamais le Président n’était passé sous la barre symbolique des 20 %. Au plus fort de la crise des Gilets jaunes, Emmanuel Macron était tombé à 23 %. En début d’année, après la censure du gouvernement Barnier, il surnageait à 21 %. Remonté à 28 % de satisfaits en avril dernier, porté par sa stature internationale au lendemain de l’entrée en fonction de Donald Trump, le chef de l’État a dilapidé le peu de crédit dont il bénéficie en cette fin de mandat.
C’est le cœur de son électorat qui est atteint. Au sein de ceux qui ont voté pour lui au premier tour de la présidentielle de 2022, Macron s’effondre de 12 points et passe sous la barre des 50 % de satisfaits (49 %). Il perd 8 points chez les cadres et 18 chez les dirigeants d’entreprise qui voyaient en lui l’un des leurs lors de la campagne de 2017. Le peu de soutiens qu’il lui reste salue « son volontarisme ». « Il fait le job, » « qui ferait mieux que lui ? » plaident ses avocats.
Mais le réquisitoire des mécontents, plus étayé, lui attribue notamment la responsabilité de l’état désastreux des Finances publiques détaillé cette semaine par François Bayrou. « Il dépense notre fric », « La dette ? C’est lui ! », commentent les uns. « Il détruit le pays », « Il mène la France à sa perte », « Un traître qui démolit consciencieusement le pays », accusent les autres.

François Bayrou devient lui, le Premier ministre le plus impopulaire de l’Histoire de la Ve République avec 82 % de mécontents et un taux de « très mécontents » en hausse de 8 points (50 %). Un ressentiment alimenté par les propositions formulées par François Bayrou, mardi dernier, lors de ses arbitrages budgétaires. La suppression de deux jours fériés est dénoncée comme étant la perte d’acquis sociaux, de même que la monétisation de la cinquième semaine de congés payés assimilée à un recul pur et simple. Il en va de même pour le durcissement du régime des affections de longue durée perçu comme une injustice à l’endroit des plus faibles. La perception d’un Premier ministre « qui n’a jamais eu à faire d’effort », symbolisant la caste des puissants, s’acharnant sur un peuple en souffrance, affleure dans les commentaires des sondés.
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Enquête IFOP réalisée en ligne du 16 au 17 juillet 2025, auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
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