
Ryanair pousse un coup de gueule. Si la compagnie low cost irlandaise se porte bien – elle a annoncé un bénéfice net de 820 millions d’euros au premier trimestre de son exercice décalé (avril-juin) – la grève des contrôleurs aériens français, début juillet, lui est restée en travers de la gorge. Et pour cause : le mouvement social, qui protestait contre une réforme visant à établir un pointage de poste, a obligé Ryanair à annuler 500 vols au début du mois, relève BFM Business.
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À plusieurs reprises, la société fondée en 1984 a exhorté la Commission européenne à « agir en urgence ». « Il est tout simplement inacceptable qu’elle continue de rester les bras croisés, laissant le marché unique être fermé par un petit nombre de contrôleurs aériens français », a répété le PDG de Ryanair Michael O’Leary, ce lundi 21 juillet, dans une présentation diffusée sur internet.
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La compagnie aérienne britannique EasyJet, concurrente de Ryanair, avait elle aussi prévenu la semaine dernière que des « coûts inattendus et importants » allaient peser sur son résultat estival à cause de cette grève. L’entreprise a évalué les conséquences financières à 17 millions d’euros.
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Dans l’Hexagone, le mouvement social français avait aussi suscité l’ire de nombreuses personnalités politiques. « C’est un droit constitutionnel, mais il faut arrêter, surtout de la part de personnes privilégiées », avait tancé le député UDR Éric Ciotti, évoquant des employés « qui ont des salaires atteignant parfois 9 000 euros par mois ». De son côté, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, avait exclu de céder aux revendications des syndicats, les qualifiant « d’inacceptables ».
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