
À gauche, le soutien à la cause palestinienne ne faiblit pas. Quitte à se livrer parfois à quelques approximations… C’est notamment le cas de Gabrielle Cathala, députée mélenchoniste de la sixième circonscription du Val-d’Oise, qui a embarqué il y a quelques jours à bord du Handala, l’un des bateaux de la Flottille de la liberté, en route pour Gaza. La veille de son départ, dans un entretien accordé à la chaîne YouTube L’Insoumission, l’élue a vivement critiqué l’attitude des puissances occidentales face au sort des Palestiniens. Et, pour mieux souligner leur passivité, elle a loué l’action de plusieurs régimes autoritaires qui, selon elle, « portent la voix des droits de l’Homme ».
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Des valeurs que l’on associe, « de manière erronée », à la France ou à d’autres pays occidentaux « qui ne les portent plus » selon l’élue. Citant à tour de rôle l’Algérie, Cuba, ou encore le Nicaragua, Gabrielle Cathala estime que ces pays « ont toujours soutenu la liberté des peuples et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », en prenant pour exemple leur engagement en faveur de la cause palestinienne au sein des instances onusiennes. Peu importe que Boualem Sansal, écrivain critique du régime, soit détenu depuis huit mois en Algérie, ou que le Nicaragua et Cuba soient régulièrement épinglés par des ONG pour leur répression de l’opposition et leurs restrictions des libertés fondamentales.
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Ainsi, dans un rapport sur l’état des droits humains dans le monde publié en avril dernier, Amnesty International écrit que « l’Algérie a réprimé la liberté d’expression, la liberté de la presse et les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association, en s’appuyant souvent sur des charges controuvées liées au terrorisme pour étouffer la dissidence pacifique ». Au Nicaragua, selon la même source, les autorités continuent à « mettre en œuvre des mesures visant à réduire au silence les médias indépendants », tandis que « des dissidents et d’autres personnes ont été expulsés, déchus de leur nationalité et arrêtés arbitrairement ». À Cuba, enfin, Amnesty épingle « de nouvelles restrictions (qui) ont été imposées à la liberté d’expression » en 2024, alors que « des militants, des défenseurs des droits humains, des journalistes et des manifestants ont continué d’être la cible d’arrestations arbitraires et de poursuites pénales ».
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Gabrielle Cathala a embarqué en direction de l’enclave palestinienne aux côtés de l’eurodéputée insoumise Emma Fourreau. Le navire a quitté le port de Gallipoli, dans le sud de l’Italie, en fin de matinée ce dimanche avec pour objectif de « stopper le génocide » israélien à Gaza et « briser le blocus humanitaire ». Depuis, les deux jeunes femmes documentent leur voyage sur X, s’attirant, comme Rima Hassan avant elle, de nombreuses critiques. À commencer par le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, qui leur a rappelé que le fait de se rendre à Gaza est strictement déconseillé, et qu’une telle initiative ne peut en rien contribuer « à résoudre la catastrophe humanitaire » sur place.
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