
L’Otan ne ferait qu’une bouchée de Kaliningrad, ce territoire russe isolé, coincé entre la Pologne et la Lituanie, si elle le souhaitait. Voilà en substance, la menace lancée par le général américain Chris Donahue à la Russie le 17 juillet dernier. Selon lui, l’alliance militaire pourrait prendre le contrôle de l’enclave « à une vitesse jamais vue » si Moscou décidait d’ouvrir un nouveau front contre les États baltes, rapporte Defense News.
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Cédé à l’URSS après la Seconde Guerre mondiale, l’ancien bastion prussien est pourtant l’un des points les plus militarisés d’Europe de nos jours, abritant la flotte russe de la mer Baltique, une base aérienne, et — selon certaines sources occidentales — des missiles nucléaires tactiques. En juin 2024, le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a évoqué la présence de « jusqu’à 100 têtes nucléaires » sur le site. De plus, selon des images satellites dévoilées par la chaîne de télévision suédoise SVT, des travaux de fortification ont été réalisés sur ce site, notamment l’installation de clôtures à triple barrière et de nouveaux systèmes de communication.
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Pas de quoi effrayer le commandant des forces terrestres américaines en Europe et en Afrique, semble-t-il… À Moscou, la réaction ne s’est pas fait attendre après sa mise en garde. Leonid Sloutski, président de la commission des Affaires étrangères à la Douma, a prévenu qu’une attaque contre Kaliningrad serait « une attaque contre la Russie » et s’accompagnerait donc de « toutes les mesures de représailles que prévoit [leur] doctrine nucléaire ».
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Le Kremlin suit de près la montée en puissance militaire des pays européens alors que les membres de l’Otan comptent allouer 5 % de leur PIB à la défense, conformément à l’engagement pris au sommet de l’Alliance atlantique à La Haye, fin juin. Lors d’un entretien sur la chaîne de télévision publique russe ce dimanche, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a dénoncé « l’euphorie militariste » qui gagne le vieux continent et a fait savoir que Moscou « en tenait compte dans l’élaboration de ses plans futurs ».
La France et l’Allemagne, selon lui, sont particulièrement représentatives de ce mouvement européen. La première compte faire passer son budget militaire de 32,2 milliards d’euros en 2017 à près de 64 milliards en 2027 ; la seconde a également annoncé le doublement de ses dépenses d’armement. La Pologne ambitionne, elle aussi, de devenir une puissance militaire régionale.
À ce rythme, les prévisions de la Revue nationale stratégique, qui envisage un conflit avec la Russie d’ici 2030, pourraient bel et bien se concrétiser.
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