
Neuf ans après l’élection surprise de Donald Trump, les fantômes de 2016 reviennent hanter l’héritage Obama, relançant les soupçons d’un sabotage venu d’en haut. Cette fois, ce n’est plus une théorie marginale, mais une offensive officielle. Tulsi Gabbard, ex-démocrate convertie au trumpisme et désormais directrice du Renseignement national, a déclassifié plus de cent pages de documents explosifs. Elle y voit les preuves d’une « conspiration criminelle » orchestrée par l’administration Obama pour discréditer Trump.
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Des noms réapparaissent, familiers : John Brennan, ex-directeur de la CIA ; James Clapper, ancien patron du renseignement national ; James Comey, directeur du FBI jusqu’en 2017. Les mêmes qui, fin 2016, ont validé un rapport accusant la Russie d’avoir soutenu Donald Trump. Pourtant, quelques semaines plus tôt, plusieurs agences estimaient que Moscou n’avait ni la volonté ni la capacité de peser sur le scrutin. Ce revirement alimente aujourd’hui un soupçon : et si ce récit d’ingérence russe n’avait été qu’un écran de fumée ?
Chez les conservateurs, l’espoir d’un « retour de bâton » judiciaire contre l’ancien État profond enfle
Les preuves définitives manquent. Mais le doute est là. Dans l’Amérique trumpienne, on n’a pas oublié le dossier Steele – un rapport non vérifié, commandé par les adversaires de Trump, alléguant des liens sulfureux entre le milliardaire et le Kremlin –, ni les fuites ciblées ni les écoutes de la campagne.
Chez les conservateurs, l’espoir d’un « retour de bâton » judiciaire contre l’ancien État profond enfle. Mais à ce jour, aucune inculpation n’a été annoncée. Rien ne garantit que les irrégularités soulevées suffiront à constituer un dossier pénal solide contre des responsables de l’administration Obama. Dans son mémorandum, Gabbard recommande pourtant la poursuite judiciaire de ces anciens responsables pour trahison ou conspiration, évoquant des « preuves accablantes » contenues, selon elle, dans ces écrits.
Le clan Obama dénonce, lui, une « diversion », au moment où l’affaire Epstein menace d’éclabousser l’élite. Mais pour Trump, cette révélation tardive ne fait que confirmer ce qu’il répète depuis des années : en 2016, ce n’est pas la Russie qui a triché. C’est Washington.
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