
Les faits, rapportés par Ouest France, se sont produits dans la soirée du vendredi 27 juin, rue du Port-Coiffé, en marge du Festival de la Confluence à Libourne. Alertés par des riverains, les gendarmes arrivent sur place en renfort, alors que les policiers municipaux viennent d’interpeller un individu gravement blessé, suspecté d’avoir poignardé un homme dans un appartement du centre-ville.
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La victime a été découverte assise et « baignant dans son sang ». L’homme présente de profondes plaies au dos, au cou, à la hanche et aux avant-bras. Transporté à l’hôpital, il se voit prescrire douze jours d’incapacité totale de travail. Le prévenu, lui aussi blessé, souffre d’une fracture du nez et est placé en garde à vue.
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Contrairement aux premières hypothèses évoquant une effraction et une tentative de vol, l’audience révèle un tout autre contexte : le prévenu et la victime vivaient ensemble, dans un T3 de 65 m² où cohabitaient 15 autres personnes. Ce soir-là, écrit Ouest France, une dispute éclate alors que le prévenu range des bières dans un réfrigérateur installé dans la chambre de la victime. Son colocataire lui aurait reproché ce geste, jugé « haram » par d’autres occupants qui interdisent l’alcool. L’altercation dégénère et le prévenu finit par asséner cinq coups de couteau.
À la barre, le prévenu, un ressortissant marocain de 26 ans, nie en bloc. « Tout ce que j’ai entendu est faux », déclare-t-il. Il affirme ne pas avoir lacéré la victime et se défend d’avoir initié la violence. Pourtant, lors de la perquisition, un couteau de cuisine ensanglanté a été retrouvé, dissimulé au-dessus d’une armoire, dans sa chambre. La lame porte ses empreintes. Le prévenu évoque une blessure accidentelle et indique s’être blessé la veille « en coupant des légumes ».
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Une explication jugée peu crédible par le tribunal correctionnel de Libourne. « C’est un film d’horreur », commente l’avocat de la partie civile, cité par le quotidien régional, décrivant son client comme un homme profondément traumatisé. Le tribunal correctionnel a finalement retenu l’agression à l’arme blanche et condamné le prévenu à deux ans de prison ferme, avec maintien en détention. Déjà visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), il se voit en outre infliger une interdiction de territoire de dix ans, ainsi qu’une interdiction de détenir ou porter une arme pendant cinq ans.
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