
Une vague de réfugiés palestiniens pourrait-elle bientôt accourir aux portes du pays ? La question se pose après la décision de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) du 11 juillet, accordant à une Gazaouie et son fils, mineur, le droit à l’asile. Une jurisprudence fondée sur les « méthodes de guerre et les persécutions » de l’armée israélienne à l’encontre des Palestiniens. Pour Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID), cette décision s’inscrit dans une « continuité jurisprudentielle de la CNDA sur les Gazaouis depuis le 7 octobre 2023 ». Pour le spécialiste des questions migratoires, la position de la Cour n’est pas « sans risque » et pourrait, à terme, « faire de la France une destination privilégiée pour l’accueil de réfugiés palestiniens ».
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D’autant que, derrière ce verdict judiciaire, on trouve une intense campagne de lobbying menée par des associations immigrationnistes, notamment La Palestine nous rassemble, la Cimade ou encore le Collectif des avocats France-Palestine, qui ont activement contribué à « mettre la pression sur la Cour », assure un assesseur de la CNDA pour qui « ces groupes militants cherchent à étendre les critères d’éligibilité des Palestiniens à l’asile en France ». Reste que pour l’heure, moins de 300 Palestiniens ont demandé l’asile en 2024.
Face à la décision de la CNDA, plusieurs politiques sont montés au créneau, dont Marine Le Pen, qui a dénoncé une « folie pure »
Un chiffre bas, mais en passe d’augmenter. Selon un rapport confidentiel de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim) consulté par le JDD, de plus en plus de réfugiés palestiniens affluent vers les côtes grecques et « cherchent un transfert rapide vers le continent ». Selon les agents de l’Oltim, plusieurs de ces individus se sont démarqués par un « comportement agressif » et, alors qu’ils étaient interrogés par les garde-côtes grecs sur leurs intentions, les répondants, tous masculins, ont donné des « réponses évasives ».
Dans son compte rendu, l’Oltim juge ces individus « potentiellement dangereux ». Si l’éventualité d’une vague de réfugiés palestiniens aux portes de l’Europe est, pour le moment, peu probable, étant donné le blocus total de la bande de Gaza mis en place par l’armée israélienne, l’éventualité d’un cessez-le-feu dans les prochains mois pourrait changer la donne. « Avec la décision de la CNDA, 2 millions de Gazaouis sont en mesure de demander l’asile en France », rappelle Nicolas Pouvreau-Monti, qui déplore, par la même occasion, « une politique de l’asile qui gère de façon autonome nos politiques migratoires, quitte à menacer l’ordre public ». Face à la décision de la CNDA, plusieurs politiques sont montés au créneau, dont la chef de l’opposition, Marine Le Pen, qui a dénoncé une « folie pure », fruit de « décisions idéologiques et dangereuses pour l’équilibre de notre société ».
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