
Le président américain Donald Trump appelle à la « libération » de Marine Le Pen. Selon lui, sa condamnation à une peine d’inéligibilité relève d’une « chasse aux sorcières » pour l’empêcher de remporter la présidentielle française de 2027. « C’est tellement mauvais pour la France et pour le Grand Peuple de France […] LIBÉREZ MARINE LE PEN ! », a-t-il exhorté ce jeudi 3 avril en lettres majuscules sur son réseau Truth Social.
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« Elle a essuyé des échecs mais elle a continué et, maintenant, juste avant ce qui serait une Grande Victoire, ils s’en prennent à elle sur une accusation mineure dont elle ne savait probablement rien », s’est indigné le locataire de la Maison-Blanche pour qui « cela ressemble […] à une erreur comptable ». Sans jamais nommer la justice ni l’exécutif français, Donald Trump a estimé que la cheffe des députés du RN était victime d’une opération orchestrée par des « gauchistes européens qui se servent de l’arme judiciaire pour faire taire la liberté d’expression ».
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Son vice-président est sur la même ligne. Plus tôt ce jeudi, J.D. Vance a en effet fustigé la condamnation par la justice de la triple candidate à la présidentielle, estimant que « ce n’est pas ça la démocratie ». Interrogé sur la chaîne conservatrice Newsmax, il a insisté : « Elle est en tête dans certains sondages. Et pour une accusation particulièrement mineure […], ils essaient de la mettre en prison et de l’écarter du scrutin. » Depuis le verdict, de nombreux dirigeants nationalistes sont montés au créneau pour défendre Marine Le Pen, de Elon Musk à Viktor Orban en passant par Geert Wilders et Matteo Salvini.
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Déclarée coupable de « détournement de fonds publics » dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN, Marine Le Pen s’est vue infliger une peine de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, ainsi que quatre ans de prison, dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique. La cheffe des députés RN, qui caracolait en tête des derniers sondages pour la présidentielle, a fait appel de cette condamnation.
La cour d’appel de Paris a fait savoir dans la foulée qu’elle envisageait un procès avec « une décision à l’été 2026 ». Ce délai rapide pourrait potentiellement changer le destin de la triple candidate à la présidentielle et lui permettre, si l’exécution immédiate de sa peine d’inéligibilité était revue lors de l’audience en appel, de se présenter en 2027.
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