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Espagne : le Parti socialiste de Pedro Sanchez miné par les scandales



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16 Juil 2025
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Espagne : le Parti socialiste de Pedro Sanchez miné par les scandales
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Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) est confronté à une avalanche de scandales à un rythme effréné. Chaque semaine surgit une nouvelle affaire liée, directement ou indirectement, aux cercles proches du président du gouvernement, Pedro Sanchez. De son entourage familial aux hauts responsables du parti, tous sont sous l’œil de la justice. La structure du PSOE ressemble aujourd’hui davantage à une organisation mafieuse qu’à un parti démocratique.

L’inculpation la plus retentissante – en raison de sa proximité personnelle – concerne son épouse, Begona Gomez, suspectée de trafic d’influence après avoir recommandé des entreprises qui ont ensuite bénéficié de contrats publics. L’ombre de la corruption atteint également le frère du président, David Sanchez, embauché dans des conditions opaques par une administration provinciale contrôlée par le PSOE et aujourd’hui mis en examen pour détournement de fonds publics et également prévarication.

Mais les tentacules de la trame ne s’arrêtent pas à la famille. Deux des derniers secrétaires à l’organisation du PSOE ont été emportés dans des affaires judiciaires. Le premier, José Luis Abalos, a été écarté après l’explosion du « cas Koldo » : son proche collaborateur, Koldo Garcia, est accusé d’avoir touché des commissions illégales et utilisé des fonds publics pour des dépenses personnelles, notamment des fêtes avec drogues et prostituées. L’enquête indique qu’une partie de ces fonds provenait de contrats pour des masques pendant la pandémie. Le parquet soupçonne même des liens avec la dictature vénézuélienne dans des opérations liées aux hydrocarbures.

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Le second, Santos Cerdan, a été placé en détention provisoire il y a à peine deux semaines pour appartenance présumée à une organisation criminelle – le Parti socialiste lui-même – et trafic d’influence. Cerdan aurait mis en place un réseau international de sociétés écrans par le biais desquelles il percevait des commissions en échange de marchés publics. En outre, selon des sources judiciaires, il aurait profité de ses déplacements pour négocier avec des séparatistes catalans à Genève après les élections de 2023, tout en déposant de l’argent noir sur des comptes bancaires suisses.

C’est précisément Cerdan qui a orchestré les accords avec Carles Puigdemont et ERC (Gauche républicaine de Catalogne) après les élections de 2023, accords qui incluaient la loi d’amnistie pour les putschistes du 1er octobre 2017. Cette loi, portée par le ministre de la Justice Félix Bolanos – autre nom central du scandale –, efface tous les délits du « procès », y compris ceux de malversation et de désobéissance. Elle a été validée par le tribunal constitutionnel, présidé par le socialiste Candido Conde-Pumpido, en dépit des avertissements de juristes et d’une résolution du Parlement européen qualifiant la mesure d’« auto-amnistie » contraire à l’État de droit.

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Ne pas jeter l’éponge

La désormais célèbre loi Bolanos, promue par le ministre, cherche à être adoptée au plus vite afin de freiner les enquêtes en cours contre des dirigeants socialistes, en invoquant des « raisons de concorde et de stabilité institutionnelle ». Cette instrumentalisation de la justice a été dénoncée par des juristes comme Javier Maria Pérez-Roldan, avocat de l’association HazteOir – l’une des parties civiles dans plusieurs affaires de corruption – qui a averti : « Les socialistes ont construit un système d’impunité depuis l’intérieur même de l’État. »

En parallèle, le Premier ministre Pedro Sanchez s’efforce de conserver une image de réformateur démocratique. « Nous ne permettrons à personne de salir le nom du PSOE. Nous serons toujours du côté de la légalité et contre la corruption », a-t-il récemment déclaré. Des paroles creuses alors que les principaux cadres du parti sont sous enquête, et que lui-même refuse toute commission d’enquête au Parlement.

L’homme d’affaires Victor de Aldama, impliqué dans plusieurs affaires et considéré comme un lien clé entre elles, a été catégorique : « Ils sont tous dedans. Il n’y en a pas un seul qui ignorait ce qui se passait. » Victor de Aldama a été incarcéré avant de signer un accord avec le bureau du procureur.

Ursula von der Leyen garde le silence sur tous les scandales espagnols

Alberto Nunez Feijoo, le président du Parti populaire, s’est présenté comme une « opposition responsable » et refuse de profiter de la corruption systémique des socialistes sur le plan politique, ce qui ne peut se comprendre que par d’éventuels pactes entre les deux partis dans le dos des citoyens. Après tout, ces deux derniers ont contrôlé le pays ces cinquante dernières années. Il espère récolter les fruits mûrs de l’arbre.

Feijoo, qui avait écarté toute alliance avec Vox durant la campagne, affirme désormais qu’il n’appliquera pas de cordon sanitaire contre le parti de Santiago Abascal, mais continue de refuser tout accord. Entre-temps, Vox progresse dans les sondages et occupe l’espace de centre droit que le PP a abandonné, aussi bien en Espagne qu’à Bruxelles, où les deux formations collaborent régulièrement au Parlement européen.

Un contrôle médiatique étouffant

En Europe, la principale alliée de Sanchez est Ursula von der Leyen. Malgré ses discours en faveur de l’État de droit, elle garde le silence sur tous les scandales espagnols. Sa survie à la tête de la Commission dépend largement du soutien du président espagnol et de figures comme Iratxe Garcia ou Manfred Weber. Ainsi, lorsque le commissaire européen à la Justice a été interrogé sur les scandales du PSOE, il s’est contenté de dire que « la corruption est une affaire interne ».

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Tout cela se déroule dans un climat de contrôle médiatique étouffant. Le PSOE consacre des centaines de millions d’euros à la publicité institutionnelle pour garantir la loyauté de la majorité des médias, pendant que les scandales sont étouffés en parlant de l’homme d’État Franco ou de « la menace d’extrême droite ».

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