
Les Macron haussent le ton. Dans une plainte de 219 pages déposée dans le Delaware, et consultée par Le Parisien, le couple présidentiel accuse l’influenceuse américaine Candace Owens d’avoir diffusé une « série de mensonges vérifiables, faux et dévastateurs », dont la thèse selon laquelle Brigitte Macron serait « née homme » sous le nom de Jean-Michel Trogneux. Il dénonce également des rumeurs absurdes, notamment que le président serait « le produit d’un programme secret de la CIA », qu’il aurait un lien avec le milliardaire Jeffrey Epstein, inculpé pour trafic sexuel, ou encore qu’il serait « parent par le sang » avec son épouse.
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L’affaire a débuté en France peu après l’élection du président, avant de s’étendre aux États-Unis et d’atteindre leur paroxysme début 2025 avec la série vidéo de Candace Owens « Becoming Brigitte » (Devenir Brigitte), visionnée plus de 2,3 millions de fois sur YouTube. Les avocats du couple Macron dénoncent une « campagne d’humiliation mondiale » et un « harcèlement incessant » sur les réseaux sociaux, précisant que l’influenceuse a « ignoré plusieurs tentatives de dialogue » et de demande de rétractation, malgré des preuves documentées de l’identité de Brigitte Macron, comme des photos d’enfance ou des apparitions publiques conjointes avec son frère Jean-Michel Trogneux.
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Le couple Macron réclame désormais un procès devant jury et des dommages et intérêts « exemplaires » pour réparer le préjudice moral et financier causé. Ils assurent avoir engagé « des sommes considérables » pour corriger la désinformation et protéger leur réputation, qui, selon eux, a été durablement entachée.
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Emmanuel Macron et son épouse sont « prêts à se déplacer en personne aux États-Unis » pour faire éclater la vérité, assure leur avocat Thomas Clare au Financial Times. « Je suis prête pour la bataille », a répondu Candace Owens dans une vidéo publiée sur sa chaîne Youtube. « Tout va être exposé », a-t-elle menacé.
La farce a trop duré des deux côtés de l’Atlantique. Les deux femmes, Natacha Rey et Amandine Roy, qui avaient largement diffusé l’infox selon laquelle Brigitte Macron serait une femme transgenre, ont été condamnées en septembre par la justice française à payer plusieurs milliers d’euros de dommages et intérêts à la première dame et 5 000 à son frère Jean-Michel Trogneux. Mais ces dernières ont été relaxées en appel le 10 juillet. Décidée à ne plus rien laisser passer, Brigitte Macron s’est pourvue en cassation.
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